Attirée par l’épaule


J’ai comme une douceur sur les pôles qui vous fait perdre le nord Mon épaule vous attire, sous vent on s’y endort Et comme le poids d’une vie en prend toute l’attitude Je la garde sous la main, comme un bonheur du sud

J’y ai souvent tendu le poids d’une longue attente Comme on dépêche un doigt sur une douleur fuyante Le dos mène à son origine et remonte jusqu’au pôle C’est le pas sage du cap qui ne joue plus son rôle

Je te l’apprête pour notre vie, protégée de mes mains Comme en haut sculpte une voûte au profil du destin Et par-dessus les pôles tu liras notre aurore Comme se lève un soleil comme on dévoile un corps



Merci à Monsieur Roger, pour ces textes intimistes, invitez vous chez lui ...



Note subsidiaire à Phe : Pour remonter, frapper un grand coup contre le fond, dessiner de grands cœurs avec les bras, et dès que la tête est hors de l'eau, prendre une bouffée dair, regarder autour de soi et sourire. A bientôt Phe